Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 07:31

La capote a glissé? Craqué? Vous l'avez « oubliée »? Ce n'est pas le moment de paniquer mais d'agir. Le traitement post-exposition, ou traitement d'urgence, réduit le risque de contamination par le VIH. En six points, tout ce qu'il faut savoir sur ce TPE.

 1). Le TPE, c'est quoi ? Le TPE vise à détruire le VIH avant qu'il ne se développe dans l'organisme. Ce traitement d'un mois associe trois antirétroviraux. Attention, le TPE est d'autant plus efficace qu'il est commencé tôt: si possible dans les quatre heures, et de préférence avant vingt-quatre heures. Selon la législation, quarante-huit heures après la prise de risque, le TPE n'a plus à être prescrit.

2). Appelez immédiatement Sida Info Service Premier réflexe : le 0 800 840 800. C'est le numéro gratuit de Sida Info Service . L'écoutant fera une première évaluation du risque avec vous avant de vous indiquer l'adresse du service d'urgences le plus proche. Sachez que les rapports anaux non protégés et la fellation avec éjaculation sont deux des indications possibles de TPE. Mais que c'est avec le médecin que vous évaluerez précisément le risque auquel vous avez été exposé. Attention: en présence de sang ou de sperme, les risques sont multipliés.

3). Aux urgences, ça se passe comment ? À l'arrivée aux urgences, inutile de donner les détails à l'accueil : évoquer un accident d'exposition au VIH (et le délai écoulé) doit suffire pour voir un médecin rapidement, et cela 24 heures sur 24. Première étape : un dépistage, pour vérifier que vous n'étiez pas infecté par le VIH auparavant. Résultats en trente minutes si des tests rapides sont disponibles, ou en quelques heures sinon. Au cours de la consultation, le médecin va évaluer le niveau de risque avec vous, pour aboutir à la décision de délivrer ou non le TPE.

4). Venez si possible avec votre partenaire De préférence, faites-vous accompagner par votre partenaire pour faciliter l'évaluation du risque pris. S'il ignore son statut, un dépistage lui sera proposé. S'il est séropositif, apportez bilans (CD4 et charge virale), génotype et ordonnance avec mention du traitement, ce qui permet le choix du traitement le plus adapté. À défaut, ayez sur vous son numéro de téléphone.

5). Un traitement d'un mois, pas anodin Les services d'urgences disposent de « kits » d'antirétroviraux (ARV) pour 2 à 3 jours. Ensuite, au cours d'une nouvelle consultation, un médecin référent VIH va réévaluer le bien-fondé du TPE (avec les résultats des premières analyses) et vérifier la façon dont votre organisme le tolère. N'hésitez pas à lui poser toutes vos questions. Le TPE peut avoir des effets indésirables (diarrhées, nausées, fatigue, vertiges, maux de tête) qui le plus souvent disparaissent après quelques jours. Si l'intérêt du TPE est confirmé, vous aurez une ordonnance pour quatre semaines de traitement, à suivre scrupuleusement.

6). Quand saurai-je si je suis infecté ? Le TPE pouvant fausser les résultats des tests de dépistage, il faut attendre un mois après la fin du traitement pour un premier contrôle du statut sérologique. Si c'est négatif, le contrôle définitif n'est possible que trois mois après la fin du TPE. Si le TPE n'est pas sans contraintes (durée, effets secondaires, consultations médicales...), c'est une solution d'urgence très utile si on agit vite. Pendant toute la période de traitement, continuez de vous protéger, ainsi que vos partenaires. Si vous avez plusieurs fois recours au TPE par an, sachez que vous pouvez discuter de vos difficultés à utiliser le préservatif avec Sida Info Service. Sida Info Service : 0 800 840 800, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, appel anonyme gratuit depuis un poste fixe. À partir du site web (www.sida-info-service.org), vous pouvez aussi être rappelé (y compris sur un portable).

 

QUE FAIRE EN CAS DE REFUS DE DÉLIVRANCE ? Cela reste rare, mais certains médecins des urgences peuvent être plus ou moins bien informés. On vous refuse un TPE alors que vous pensez en avoir besoin ? Pas de panique et pas d'énervement. Le mieux est de prendre conseil en appelant sur place Sida Info Service, ce qui pourra débloquer la situation. Et à l'étranger ? Les situations sont bien évidemment très variables. Le mieux est de demander conseil auprès de Sida Info Service (depuis l'étranger : + 33 1 55 25 13 53). Article publié dans TÊTU n°157, juillet-août 2010.

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 14:46

VIDÉO. La nouvelle publicité décalée pour la boisson gazeuse donne un coup de griffe aux clichés machos des pubs de soins pour hommes…

 

 

Décidément, la pub se la joue très gay en ce moment! Quelques semaines après le lancement de la fameuse pub McDonald's dans laquelle on voit un jeune gay et son père (lire notre article), voici le tour d'Orangina. Sa campagne humoristique intitulée «Naturellement» rencontre déjà un franc succès en télévision et au cinéma, avec des animaux en 3D dans des parodies décalées de pubs conventionnelles (contre l'acné, pour la toilette intime, pour des nettoyants ménagers ou du shampooing).

Ce tout nouveau spot mime une publicité pour un soin après-rasage… la fin, surprenante, fera plaisir aux amateurs de bears et c'est coup de griffe à la traditionnelle caresse féminine de ce type de spots!

Comme c'est souvent le cas dans d'autres campagnes, ce spot encore plus décalé que les autres devrait seulement servir à alimenter le buzz sur internet, en se diffusant viralement au sein du public concerné. Peu de chance, donc, de le voir passer à télévision avant le journal de 20h...

Regardez cette pub en avant-première:

 

 

 

 

 

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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 11:40

Après la vodka, voici l'éclair arc-en-ciel

Il est aux couleurs du rainbow flag, et c'est la nouveauté créée par la boutique Fauchon de la Madeleine, à Paris, pour célébrer la Marche des fiertés parisienne.

 

 

Les gourmets qui participeront à la gay pride parisienne pourront faire un crochet par la place de la Madeleine pour achever leur parcours sur une note sucrée. L'épicerie fine Fauchon propose en effet, en ce mois de juin, un éclair arc-en-ciel en hommage à la Marche des fiertés LGBT, qui aura lieu samedi 26 juin. Marketing, quand tu nous tiens...

Cet éclair à la vanille et à la violette, aux couleurs du «rainbow flag» est créé sous la houlette du chef exécutif de la maison Fauchon, Christophe Adam. Chaque couleur est appliquée sous forme d'un petit boudin sur l'éclair, avant que toutes se mêlent en un glaçage final. Une gourmandise quatre-étoiles, disponible uniquement dans la boutique parisienne au prix, tout de même, de 6 euros.

Déjà une vodka rainbow
Ce n'est pas la première fois qu'une marque s'habille aux couleurs de l'arc-en-ciel pour rendre hommage au mouvement gay… et séduire cette clientèle au passage.

En 2008, pour fêter les trente ans du Rainbow flag, la marque de vodka Absolut avait créé la campagne «Absolut Colors» et lancé cette bouteille en édition limitée (photo).

Rappelons que le Rainbow flag a été créé par l'artiste de San Francisco Gilbert Baker en 1978. Ses couleurs symbolisent la diversité de la communauté lesbienne, gay, bi et trans (lire notre article Comment Harvey Milk a laissé son empreinte sur le rainbow flag).

 

 

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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 13:36

La peine maximale et les travaux forcés. C'est finalement la sanction, terrible, infligée à Tiwonge, 20 ans, et Steven, 26 ans, qui s'étaient «mariés» symboliquement en décembre. Ils ont été reconnus coupables d'«avoir violé l'ordre de la nature».

 

 

Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza, durant leur procès.

Un tribunal du Malawi a condamné jeudi à 14 ans de prison, la peine maximale, et aux travaux forcés le couple d'homosexuels reconnu coupable d'avoir violé «l'ordre de la nature» après avoir organisé la première cérémonie symbolique de «mariage» gay du pays.

«Cette condamnation est destinée à ce que nous ne soyons pas tentés de reproduire cet exemple horrible.» «Je vous condamne à 14 ans de prison, une peine assortie de travaux forcés. C'est la peine maximale selon le code pénal», a déclaré le juge Nyakwawa Usiwa Usiwa. «La condamnation que je vous donne est destinée à faire peur afin de protéger le public de gens comme vous pour que nous ne soyons pas tentés de reproduire cet exemple horrible. Le Malawi n'est pas prêt à voir ses fils mariés à ses fils», a-t-il poursuivi.

Coupables d'avoir «violé l'ordre de la nature»
Un tribunal de Blantyre les avait dans un premier temps jugés coupables mardi d'«avoir violé l'ordre de la nature» (lire notre article), l'homosexualité étant interdite dans ce pays très conservateur d'Afrique australe. Leur avocat a déclaré à l'issue de l'audience qu'ils allaient voir s'ils font appel.

Tiwonge Chimbalanga, 20 ans, et Steven Monjeza, 26 ans, avaient été arrêtés le 28 décembre 2009 à Blantyre, capitale commerciale du pays, deux jours après avoir organisé une cérémonie symbolique de mariage gay. Leur arrestation et leur maintien en détention ont suscité l'indignation des communautés de défense des droits de l'Homme et des organisations de lutte contre le sida.

La répression de l'homosexualité au Malawi complique la lutte contre le virus VIH, alors que le taux de prévalence est de 14% dans le pays.

Publié dans : homosexualité/homophobie
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 15:24

Ce lundi 17 mai, c'est la cinquième Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. A l'initiative de TÊTU, des médias du monde entier publient aujourd'hui un appel commun à lutter contre les discriminations envers les LGBT.

 


Par Gilles Wullus, directeur de la rédaction de TÊTU

La Journée mondiale contre l'homophobie a été créée il y a cinq ans par Louis-Georges Tin. En 2010, elle garde malheureusement toute son actualité, tant restent les pays du monde où les homos sont persécutés, maltraités, discriminés, rejetés, méprisés.

Avec le Comité Idaho, TÊTU a voulu prendre l'initiative d'un texte commun à l'ensemble de la planète, en essayant de rallier un maximum de médias à ce qui constitue le B.A.BA du respect de l'homosexualité. Nous avons sollicité des dizaines de médias (magazines, journaux, sites web, etc.) dans le monde, qu'ils soient LGBT ou pas. 28, présents dans 22 pays, ont répondu à l'appel cette année. J'espère qu'ils seront plus nombreux l'année prochaine. Saluons aussi la présence parmi eux de notre confrère Libération, qui consacre sa une ce matin à la Journée mondiale, et du quotidien turc Hürriyet.

Voici le texte de cet éditorial commun, paru dans le magazine TÊTU de mai:

Dans 80 pays au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi. Parfois les textes prévoient la perpétuité. Dans sept pays, la peine de mort peut être appliquée. Même là où l'homosexualité ne relève pas du code pénal, les discriminations et les agressions physiques se multiplient: elles touchent encore plus les personnes transsexuelles, particulièrement exposées, et les lesbiennes, particulièrement invisibles. Dans certains pays, la tendance est à l'amélioration, mais elle est fragile. Dans d'autres, la situation se dégrade.

Chaque année, à l'occasion du 17 mai, la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie rappelle à tous la nécessité de se mobiliser. Elle est célébrée par des actions (expositions, projections de film, débats, spectacles, manifestations, programmes radio ou télé, etc.), et mise en œuvre par des individus, des associations, des institutions, des municipalités, des gouvernements, dans plus de 60 pays, sur tous les continents, de l'Albanie au Zimbabwe!

Aujourd'hui, à l'occasion du 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, nous demandons:

• aux responsables politiques de lutter par tous moyens contre les violences et les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre;

• aux citoyennes et aux citoyens de se saisir de cette journée pour faire vivre l'espoir, la diversité et la paix dans le monde, sans distinction de sexe, de genre, ni d'aucune sorte.

 

 

Voici la liste des signataires:

Argentine: Pagina 12, AG Magazine, rosario3.com
Autriche: Lambda Nachrichten
Biélorussie: Gaybelarus.by
Cambodge: Cambodia LGBT Pride
Costa Rica: Cipac
Canada: Fugues 
Espagne: Ambiente G & Colegas
France: TÊTU & Libération
Géorgie: Me Magazine
Hongrie: Company, Frissmeleg & pinkvanilla
Italie: gay.it 
Maroc: Mithly 
Mexique: Notiese.org
Paraguay : Somosgay
Philippines : Outrage Magazine
Royaume-Uni: UK Gaynews
Russie: Gayrussia.ru
Suisse: 360°
Ukraine: Insight NGO
Uruguay: Friendly Map
Publié dans : homosexualité/homophobie
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